La sieste des nouveaux-nés et bébés
Écrit par Jérôme   
Pour un petit enfant, dormir est aussi essentiel que d’être nourri et aimé. Bien plus qu'une mise en veilleuse du corps, bien plus qu'un repos, le sommeil est essentiel à sa croissance et à son développement. Pendant que son corps dort, sur le plan physiologique il bénéficiera de nombreux apports...

Il y aura, entre autres, la sécrétion de l’hormone de croissance, l’élimination des déchets, le renforcement de son ossature, la cicatrisation des plaies (les bobos) et surtout la réponse de l’activation immunitaire (c’est pendant qu’il dort que son corps combat les virus). Sur le plan intellectuel (durant un stade particulier du sommeil) aura lieu, entre autres, le traitement de l’information et la mémorisation, la maturation du système nerveux central, l’apprentissage de nouvelles matières, l’adaptation émotionnelle, etc...

Vous allez me dire, "mais que faire si l'enfant ne veut pas dormir, ne veut pas faire la sieste ?" Il a le droit de ne pas dormir, mais durant au moins 45 minutes, il faut qu'il soit allongé, et non stimulé. Il peut avoir les yeux ouverts, mais pas de bruit, pas d'images, pas de jeux... Laissons son cerveau travailler.
  • De 0 à 5 mois : 4 à 6 périodes de sommeil dans la journée. En fait, durant la journée, il devrait demeurer éveillé un maximum de 2 heures à la fois.
  • Vers 6 mois : une sieste le matin, une en début d’après-midi et une autre en fin d’après-midi.
  • De 9 à 16 mois : une sieste en matinée et une autre en début d’après-midi.
  • À partir de 18 mois : une sieste en début d’après-midi.
  • Entre 2 à 4 ans : une sieste ou une période de repos d’au moins quarante-cinq minutes, immédiatement après le repas du midi.
  • Vers l’âge de 5 ans : une période de repos de 20 à 30 minutes. En fait, cette période de repos devrait demeurer toute la vie. Physiologiquement le corps réclame ce temps d’arrêt en début d’après-midi. Certains instituteurs l’ont compris et intègrent un moment de détente après le repas du midi ou à tout moment de la journée si les enfants sont très agités. En l’absence de locaux aménagés, ils imposent un temps d’arrêt obligatoire : assis à leur petite table, les enfants ferment les yeux et appuient la tête sur leur bras.
Si votre enfant est angoissé par la sieste, il est important de le rassurer, de lui expliquer que c'est important pour lui, pour son bien être, et pour qu'il puisse faire plein de nouvelles choses après. Plus vous l'associerez à des gronderies, plus votre enfant percevra ce moment comme une punition. Il est important d'être ferme, vous êtes le parent et vous avez décidé, mais comme pour la nourriture ou les calins, le sommeil ne doit pas être forcé ou contrarié. Un enfant qui refuse de faire la sieste est un enfant qui a compris qu'il pouvait avoir le choix en insistant. L'enfant comprend très tôt ce qu'on a à lui dire, expliquez lui donc ! Ou même mieux... Montrez-lui le week end que vous aimez faire la sieste quand vous avez la possibilité, il adorera faire comme papa et/ou maman !
Le manque de sommeil peut être la cause de beaucoup de maux chez l'enfant : l’hyperexcitabilité; l’irritabilité; les colères; l’intolérance à la frustration; l’intolérance au changement; les pleurs; une humeur changeante...
Si vous vous sentez désarmée, parlez-en avec votre pédiatre, il connait votre enfant et lui expliquera également.

Source: www.eparsa.fr