La route des vacances avec bébés et enfants
Écrit par Jérôme   
L'important pour attirer l'attention des enfants sur la route est la diversité, la surprise. Il est donc prévoyant de préparer un petit «sac surprise» ou une trousse de voyage pour amuser les petits. L'entreprise américaine Lil Traveler (www.theliltraveler.com) a notamment créé des ensembles de petits jeux et de bricolage pour tenir les enfants occupés pendant de longs trajets...

Mais il est aussi très simple d'en préparer un soi-même. Il suffit de penser un assemblage adapté à l'âge et aux goûts de l'enfant.

Crayons et papiers sont essentiels, et les autocollants sont toujours appréciés. Les jeunes voyageurs pourront ainsi s'adonner à des activités reliées à leur itinéraire, comme créer leurs propres cartes postales ou bien un cadre pour les futures photos souvenirs. Et pourquoi ne pas inviter les enfants plus âgés à créer leur propre journal de bord, version scrapbooking? Ils pourront récolter de petits objets - tels des billets d'attractions visitées, des feuilles ou fleurs séchées ou des pièces de monnaie étrangère - un peu partout sur leur passage afin de créer leur propre récit illustré.

Des cartes à jouer, comme les versions portatives de jeux de société amuseront également les enfants quelque temps. Il s'agit seulement de s'assurer que plus d'un voudra y participer.

Pauses collations

L'effet de surprise vaut aussi pour le goûter. Avec le temps, Nadia et son conjoint ont appris à prévoir des gourmandises originales, qui plairont aux enfants. Elle prend toutefois soin de les garder à l'avant du véhicule. Succès (presque toujours) garanti.

Marie-Julie Gagnon se prépare aussi un petit «kit de survie» collations pour ses transports en compagnie de sa fille. Beaucoup d'eau, des petits jus, et des barres tendres assez molles pour éviter l'étouffement. Elle prend également soin d'emporter des aliments que sa fille ne mange pas souvent, une touche de nouveauté qui l'occupera davantage.

Prendre régulièrement des pauses sur le bord de la route, pour pique-niquer ou simplement pour se dégourdir les jambes est également salutaire. Les jeunes pourront aussi en profiter pour dépenser un peu d'énergie, avant de retourner s'asseoir, apaisés, pour le reste du voyage.

En avion

Un enfant pourra trouver un voyage en avion plus stressant qu'un trajet en automobile. Les turbulences, les sièges étroits et la durée du périple peuvent notamment causer de l'anxiété chez les petits. La Société canadienne de pédiatrie conseille de préparer l'enfant avant le départ, en lui montrant des livres sur les voyages en avion, lui expliquant les différentes étapes du vol et même en se rendant à l'aéroport pour s'exercer.

Puisque de plus en plus de compagnies aériennes n'offrent plus de repas, et pour être certain de ne pas être pris au dépourvu avec des appétits difficiles, mieux vaut prévoir un en-cas pour le vol. Il faudra toutefois s'assurer de respecter la réglementation qui s'applique pour les bagages de cabine, surtout en ce qui concerne les liquides.

Une fois l'avion décollé, les mêmes règles qu'en auto sont de rigueur : Junior se lassera rapidement, mieux vaut donc l'occuper. «Ça marche mieux quand les compagnies aériennes donnent des cahiers à colorier, c'est comme une surprise et c'est encore plus sympa!» dit Marie-Julie Gagnon. La maman prévoyante a aussi toujours une trousse de vêtements de rechange dans l'avion. Avec des pantalons, un chandail et des serviettes humides. Car un dégât est si vite arrivé! Et il ne faudrait pas oublier le doudou et une couverture, surtout pour le transport en avion, où l'air ambiant devient souvent inconfortable.

Pour ce qui est des maux d'oreilles, l'allaitement ou le biberon pour les bambins permettra de prévenir le tout, grâce à la succion. Pour les enfants un peu plus vieux, Marie-Julie Gagnon jure maintenant par la gomme à mâcher. Tellement heureuse, Maya ne pense même pas à ses oreilles!

La sécurité avant tout

La sécurité est, bien entendu, plus importante que le fait d'amuser son enfant pendant ses déplacements. Ill faut s'assurer d'utiliser le siège bien adapté à l'âge et au poids de l'enfant. Et si on envisage de louer une voiture à l'étranger, il faudra considérer transporter ce siège si la compagnie de location n'en fournit pas. En avion, les jeunes enfants doivent être assis dans les bras d'un parent, le visage vers ce dernier pendant le décollage et l'atterrissage de l'appareil. Pour ceux qui souffrent du mal des transports, des sièges au milieu de l'avion, plus stables, permettraient de diminuer les malaises, ajoute la médecin. En auto, les enfants qui souffrent du mal des transports devront oublier certaines distractions, puisque les activités comme la lecture peuvent aggraver le problème. Il faut plutôt s'assurer que l'enfant voit dehors, et qu'il puisse fixer la ligne d'horizon, de préférence. Beaucoup moins amusant, en effet...